5 choses que j’ai apprises apres une relation destructrice
Parfois, l’Univers met sur votre route des expériences qui ont la capacité de vous faire évoluer à vitesse grand V si vous prenez le temps d’analyser. Dans mon cas, ça a été 3 ans et demi de relation de couple avec un homme de 25 ans mon ainé et 1 an et demi de procédure administrative pour y mettre enfin un terme définitif.
Voici les 5 leçons que j’ai décidé d’en retenir pour le futur. J’espère que vous trouverez des clés ou des angles d’observation pour vous aider à avancer sur votre propre chemin.
Poser ses limites n’est pas les faire respecter
Quand j’ai commencé à m’intéresser au développement personnel au milieu de ma vingtaine, j’ai pu comprendre que j’adoptais souvent les comportements d’une people pleaser, à savoir :
Le résultat : un sentiment d’être en décalage permanent avec mon environnement.
Commence alors le travail d’investigation pour comprendre comment je dois changer pour me sentir plus alignée dans mon quotidien. J’ai lu partout qu’il fallait poser ses limites et apprendre à dire non.
J’ai donc commencé un travail de compréhension de moi-même pour savoir ce qu’étaient mes limites et comment les exprimer. La plupart du temps ça suffit, les personnes comprennent et s’adaptent.
Mais parfois, le message ne passe pas et le people pleasing repointe le bout de son nez : on répète pour être sûr d’être compris, on se dit qu’en expliquant mieux on parviendra à faire comprendre ce qu’on demande.
La réalité est la suivante : quand vous commencez à poser vos limites, vous devez aller au bout et les faire respecter.
Si vous céder avant, il va se passer 2 choses :
– vous nourrissez votre ressentiment
– la personne en face comprend (parfois inconsciemment) que vos limites sont négociables et pourra alors pousser toujours plus loin.
Dans les 2 cas, vous perdez les avantages qu’il y a à poser ses limites, à savoir se sentir calme et aligné.
Désormais, quand je comprends qu’on se joue de mes limites, je vérifie que j’ai donné 2 ou 3 explications claires, et si ça continue, je retire mon attention et mon énergie, pour de VRAI. A chacun sa pirouette de sortie, mais osez quitter la table quand le respect n’est plus servi et vous verrez ! Ca fait peur mais après on se sent léger.
Apprendre A se connaitre est un acte d’amour
Si on suit la logique du point précédent, on comprend que pour poser ses limites il faut déjà savoir ce qu’on aime, ce qu’on tolère et ce qui n’est pas acceptable pour nous. Et souvent à l’adolescence, quand on est people pleaser, on copie les adultes, on copie les copains et les copines. Mais arrivé à l’âge adulte, on réalise que beaucoup de choses et surtout notre épanouissement, dépendent de l’amour qu’on se porte : le travail qu’on fait, le partenaire qu’on choisit, les amies qui nous entourent etc.
La clé la plus puissante pour moi n’a pas été de répéter des mantras, de faire des affirmations positives ou d’aller voir un psychologue. Même si tous ces actes ont des bénéfices indéniables et que je les recommande selon les problématiques. Ce qui a tout changé c’est de prendre le temps de m’observer, de ne rien faire, d’écouter mes émotions.
REGARD YOGIQUE
Ecouter au lieu de contrôler.
Le yoga est un excellent enseignant pour apprendre à s’observer, se déposer, s’accueillir dans sa vulnérabilité. Il nous apprend que plus on résiste aux émotions, plus elles s’intensifient. Plus on les écoute, plus elles nous renseignent.
Finalement, de me laisser ETRE et de tester des expériences nouvelles. Avec ce regard extérieur, j’ai été surprise de (re)découvrir que créer de mes mains via le crochet, le macramé ou la peinture était vraiment ressourçant pour moi. Que j’aimais finalement être seule, pour pouvoir danser dans ma cuisine et rire à gorge déployée devant un film.
Le mental avait pris toute la place et je ne me connaissais pas. Aujourd’hui, je peux dire que je m’aime et ce que je découvre de moi au fur et à mesure m’étonne et me plait. Et vous, savez-vous qui vous êtes vraiment quand les masques tombent ?
Vivre pour soi n’est pas EgoIste
Les croyances ancrées depuis le plus jeune âge nous mènent parfois la vie dure.
Quand vous commencez à vivre pour vous (parce que vous vous connaissez et que vous savez dire non, on n’oublie pas les bases), vous devenez initiateur et vous créez un vortex autour de vous. Les personnes se greffent et découvrent des choses à vos côtés qu’elles n’auraient pas osé faire seules, vous faites de nouvelles rencontres, vous partagez vos bonnes énergies.
Dire non à des vacances entre amies pour faire de la randonnée parce que vous préférez partir surfer, vous pensez vraiment que ça vous rend égoïste ? L’égoïsme c’est plutôt une notion dans laquelle votre seul intérêt compte, et ceux des autres sont minimisés au mieux, ignorés au pire.
Quand on prend un peu de recul, c’est beaucoup plus nuancé et une solution est d‘imaginer un proche à notre place, qu’est-ce qu’on en penserait ? (si vous ressentez de la jalousie il est vraiment temps de vivre pour vous 😉)
Les Emotions ne se gErent pas, elles s’Ecoutent
J’apprécie beaucoup ce point car il relie les précédents : vos émotions sont des indicateurs précieux pour vous comprendre, vous connaitre et surtout vous aider à évoluer au quotidien !
Prenez la colère par exemple, émotion très fréquente avec un partenaire toxique. Elle vous indique qu’une limite est dépassée ou une valeur bafouée. Et généralement, elle nous déborde au bout d’un moment parce qu’on n’a pas pris le temps de se poser pour l’écouter quand elle en était encore aux prémices. On minimise nous-mêmes nos ressentis : “ça va c’est rien, ça va passer”.
Tandis que quand vous commencez à l’accueillir avec bienveillance et à discuter avec elle, elle est pleine d’enseignement : qu’est-ce qui me met vraiment en colère ? Le problème n’est jamais le problème, il y a toujours une notion plus vaste derrière, il faut la chercher sinon ça recommencera.
Ce faisant, chaque émotion est une messagère et vous permet d’apprendre à connaitre vos goûts, vos valeurs et à vous sentir alignée. Selon moi, travailler sur son intelligence émotionnelles est un investissement très rentable.
LAcher prise n’est pas abandonner, au contraire !
En bonne contrôlante, lâcher prise a longtemps été un concept abstrait pour moi, de belles paroles bien loin de ma réalité. Et puis j’ai quitté mon ex toxique et j’ai découvert son vrai visage : un harceleur qui a pompé le peu d’énergie (et d’argent) qui me restait après 3 ans passé avec lui. J’étais l’ombre de moi-même et ma victoire du jour était de me lever, me laver et d’aller au travail. Pour le reste, je n’avais plus un gramme d’essence dans ma machine. J’ai donc été obligée de lâcher prise...
Et là, un nouveau monde s’est ouvert à moi : j’ai vu que dans la vie on ne contrôle finalement pas grand-chose si ce n’est nos pensées et nos réactions à ce qui nous arrivent. J’ai d’abord cru que j’avais abandonné mes convictions, mes responsabilités. Et le temps m’a permis de constater que ce qui doit venir à moi viendra que je force au quotidien ou pas.
Alors oui, il faut être persévérant dans la vie, mais pas forcer pour tout, tout le temps ! On peut ralentir, prioriser et on n’a pas besoin de prouver à soi, ni aux autres qui on est. Lâcher prise c’est revenir dans l’instant présent, c’est prendre le temps d’analyser ce que je peux faire maintenant et ce que je ne peux pas faire indépendamment de ma volonté. Lâcher prise c’est se choisir soi plutôt qu’un combat destructeur pour un résultat aléatoire.
Il faut beaucoup de courage pour se détacher et en cela, lâcher prise est un acte fort qui, pourtant, ne fait pas le moindre bruit.
YOGA & LACHER PRISE
Le lâcher prise est un enseignement fondamental du yoga. Sur le tapis, il se traduit par un relâchement du corps, indispensable pour créer de la souplesse.
Dans sa philosophie, il nous enseigne l’impermanence (à commencer par cette vie) et que l’attachement conduit inexorablement à la souffrance.
Plus on lâche, plus on créé de l’espace pour laisser les miracles se produire.
Je vous souhaite de trouver cette force de lâcher prise sans que la vie vous envoie une épreuve difficile pour le comprendre. Mais dans tous les cas, le monde autour de vous changera quand vous changerez vous-même.

A propos de l’auteur
Je suis Olivia, créatrice de talismans en macramé sur-mesure.
Mon plus grand paradoxe : je suis ingénieure dans l’industrie et j’adore le macramé et la spiritualité.
Ce que je propose avec DAKOTA : des pièces faites main pour vous reconnecter au moment présent par les sens. Venez me partager vos projets !
